Nous aimons les fresques textiles, foisonnantes et colorées, de Mona Cara ; elles nous baladent entre émerveillement, chaos, vertige et douce dérive. Ces odyssées déjantées, combinant d’éclatantes couleurs à une cohorte de personnages fantasques, révèlent d’abyssaux questionnements sociétaux filant le tournis. Avec Mona, nous nous sommes déjà mélangé les pinceaux. Nous partageons ce regard sur le geste dansé comme une trame de fibres invisibles qui tentent de faire remonter de nos intérieurs des imaginaires, modifiant nos silhouettes, métamorphosant nos allures.
Ainsi, je me tiens prêt à découvrir, dans le recto et le verso des fibres colorées des tapisseries de Mona, du doux et du rugueux, une gamme formidable d’aspérités qui teinteront mon mouvement de motifs singuliers… De ce coudoiement, frôlement, méli-mélo, nul ne sait ce qui en ressortira…